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Épaule douloureuse : comment la fasciathérapie peut vous soulager

Les épaules douloureuses font partie des motifs de consultation les plus fréquents : tendinites, douleurs chroniques, perte de mobilité…
L’épaule est une articulation complexe, très sollicitée, souvent mise à rude épreuve. Et quand elle devient douloureuse, notre quotidien s’en trouve limité, parfois lourdement.

Mais en fasciathérapie, on ne s’arrête jamais à l’épaule elle-même. Et encore moins à un tendon isolé.
Car dans le cas d’une tendinite, par exemple, se concentrer uniquement sur la zone douloureuse revient souvent à soulager en surface sans traiter le fond du problème.

C’est l’organisation globale du corps qui détient la clé d’un soulagement durable.

Ce que je perçois souvent en séance, c’est que la douleur à l’épaule masque des déséquilibres plus profonds.
Le thorax est figé. La respiration restreinte. Les appuis désorganisés. Et tout cela crée une tension qui remonte jusqu’à l’articulation.

Sur l’épaule gauche en particulier, je rencontre fréquemment un péricarde tendu, comme si l’espace autour du cœur s’était refermé.
C’est une zone très sensible, parfois même chargée émotionnellement.
Libérer ce péricarde, c’est redonner de la souplesse à l’épaule… mais aussi relâcher la respiration, retrouver de l’espace intérieur — parfois bien au-delà du simple geste.

Fasciathérapie : une approche subtile pour les douleurs d’épaule

Quand j’accompagne une douleur d’épaule, je ne me contente pas d’examiner l’articulation. Je porte mon attention sur tout ce qui, dans le corps, influence sa mobilité.

Cela inclut bien sûr :

  • l’articulation gléno-humérale, entre l’homoplate et l’humérus,

  • la qualité du fascia autour de l’os (périoste) — en particulier au niveau de l’humérus,

  • la mobilité de l’homoplate,

  • les cervicales et dorsales,

  • le thorax, le diaphragme,

  • et, très souvent, le péricarde — surtout en cas de douleurs à l’épaule gauche.

Mais cela ne s’arrête pas là.
Je suis souvent guidée vers l’ensemble du membre supérieur, et parfois même vers le membre inférieur.
Car pour qu’une épaule retrouve sa liberté, elle doit pouvoir s’appuyer sur un corps cohérent, bien organisé, en lien avec lui-même.

C’est en réintégrant l’épaule dans ce tout vivant, en restaurant des appuis, des mouvements oubliés, que les transformations les plus profondes peuvent se faire.

La coordination sensorielle, clé d’un geste libéré

Cette approche s’appuie sur les principes de la biomécanique sensorielle. ( bientôt un article pour vous expliquer à quoi cette loi nous sert:))Ici, il ne s’agit pas de manipuler l’articulation ou de forcer un geste, mais d’entrer en contact avec le mouvement interne du corps : lent, subtil, parfois à peine perceptible… mais toujours juste. En accompagnant ce mouvement, on permet au corps de se réorganiser naturellement.

Conclusion : pour des épaules plus libres et un corps plus fluide

La fasciathérapie propose une approche douce, respectueuse et très précise pour soulager les épaules douloureuses.

Elle agit directement sur les fascias et sur l’organisation du corps, en tenant compte de l’histoire, des adaptations, des zones oubliées.
Et en développant une meilleure perception de soi, elle permet au mouvement de redevenir fluide, soutenu, plus vivant.

Si vous ressentez des tensions récurrentes à l’épaule, ou que vous sentez que quelque chose ne circule plus comme avant, cette approche peut vous aider à retrouver plus de confort, plus de clarté, plus d’amplitude — dans votre corps… et dans votre quotidien.

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