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De la dérive sectaire au Diplôme Fédéral : mission (re)connaissance!

Je suis Marion. Française d’origine, je vis aujourd’hui en Suisse.
Et ce détail a toute son importance dans ce que je vais vous raconter.

Prêt(e) à embarquer ? Voici l’histoire d’un cheminement, d’un combat pour la reconnaissance d’une méthode thérapeutique puissante et méconnue : la fasciathérapie.

Ma kinésithérapeute (physiothérapeute) se formait alors à une approche encore balbutiante : la fasciathérapie.
Nous sommes au début des années 90. Moi, je suis suivie pour une petite scoliose.
Je ressors de ses séances en me touchant le dos, étonnée. C’est doux. C’est cotonneux. Mon corps sourit. Et moi aussi.

Et j’oublie.
Du moins, c’est ce que je crois.

1999 – Le choix du corps

Je débute mes études de kinésithérapie à l’École d’Assas, à Paris.
J’aime ça : l’étude du corps, la physiologie, les pathologies… mais surtout l’apprentissage du toucher.

Je m’installe ensuite dans un petit village du Sud. Je soigne, j’apaise. Je suis bien.

Mais quatre ans plus tard, tout vacille. Quelque chose en moi appelle plus loin, plus profond : je veux devenir fasciathérapeute.

2006 – Une évidence entre les mains

Je pose mes mains sur mon binôme.
Je suis les indications du formateur.
Et là, je sais : c’est exactement là que je dois être.

Commence alors une formation de 4 ans auprès de Christian Courraud, passionnante, exigeante, transformatrice.

Je jongle entre la kinésithérapie et la fasciathérapie pendant plus d’une décennie.
Mais voilà : en France, la fasciathérapie n’est pas reconnue.
Pire : elle est listée parmi les dérives sectaires potentielles.

Je ne comprends pas. Les retours de mes patients sont pourtant incroyables.
Je m’implique dans l’association FasciaFrance, j’y crois, on se bat… mais sans résultats.

👉 Voir aussi : L’histoire de la fasciathérapie MDB
👉 Article : le 1er congrès de Fasciathérapie

2018–2019 – Un nouveau souffle en Suisse

Une opportunité s’ouvre en Suisse.
Je fonce. Trois mois plus tard, mon agenda est plein.

Et surtout : ici, les choses avancent.
Grâce au travail de longue haleine de l’association suisse AsFascia, la fasciathérapie est enfin intégrée au Diplôme Fédéral de Thérapie Complémentaire.

C’est une première mondiale : la fasciathérapie entre dans le niveau tertiaire.
Une reconnaissance institutionnelle qui change tout.

Je n’ai plus qu’un objectif : obtenir ce diplôme !

2021–2022 – Une formation qui m’aligne encore plus

Entre-temps, je participe à un cursus animé par Ève Berger (ViaCorpo) :

Accompagner un projet à partir de l’intelligence du corps

Plus de 100 heures mêlant coaching et fasciathérapie.
Une expérience fondatrice, qui transforme ma pratique et ma vision de l’accompagnement.

Une idée neuve, organique, émerge de mon corps… un élan de transmission.

Mai 2023 – Diplômée, et fière

Après deux années de préparation, je réussis l’examen.
Je deviens la première diplômée fédérale suisse en fasciathérapie MDB.
Un accomplissement. Une fierté.

Juillet 2023 – Une mission qui s'impose

Je sens une mission s’installer en moi :
👉 Faire connaître la fasciathérapie au grand public.

En Suisse, où elle est reconnue mais encore peu connue.
Et en France, où les thérapies alternatives sont trop souvent diabolisées.

Ce blog est né de cet élan.
Un espace de pédagogie, de témoignages, de transmission, pour que chacun puisse se forger son propre avis, librement.

 

Mai 2024 – Une conférence pour l’Association Suisse de Fibromyalgie

En mai 2024, j’ai fait un pas audacieux : j’ai proposé de représenter la fasciathérapie lors d’une conférence organisée par l’Association Suisse de Fibromyalgie.
L’association cherchait un(e) fasciathérapeute pour parler de cette approche encore trop méconnue… je me suis lancée.

Ce fut un moment fort, sincère, émouvant.
Pas de blouses blanches. Des patients. Des vécus. Des douleurs. Des élans.

Pouvoir présenter ma vision du soin, ancrée dans l’écoute du corps et le toucher thérapeutique, face à un public directement concerné, fut à la fois un aboutissement personnel et une étape de plus vers une reconnaissance essentielle : celle des personnes elles-mêmes.

📺 Voir la conférence sur YouTube
📖 Conference sur la fibromyalgie : le bilan 

Une reconnaissance encore en chemin

La fasciathérapie continue aujourd’hui son chemin entre recherche, pratique clinique et transmission.

En Suisse, son intégration au Diplôme Fédéral de Thérapie Complémentaire marque une étape historique.
En France, les débats restent encore vifs autour des approches complémentaires et du toucher thérapeutique.

Mais une chose me frappe après près de vingt ans de pratique :

👉 les patients cherchent de plus en plus des approches globales, humaines et respectueuses du corps.

La fasciathérapie ne prétend pas tout guérir.
Elle propose autre chose :

  • un temps d’écoute,
  • une lecture sensible du corps,
  • un accompagnement du stress, de la douleur et des tensions,
  • une relation thérapeutique profondément incarnée.

C’est précisément pour cela que j’ai créé ce blog.

Pour informer.
Pour transmettre.
Pour ouvrir un espace de réflexion loin des caricatures et des croyances toutes faites.

🌱 Ce blog est aussi le vôtre

Que vous soyez curieux(se), sceptique, patient(e), thérapeute ou simplement en recherche de compréhension…

Bienvenue ici.

J’espère que ce blog vous aidera à découvrir la fasciathérapie de manière libre, nuancée et éclairée.

Et peut-être, simplement, à retisser un lien plus vivant avec votre corps.

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Cet article a 4 commentaires

  1. Et bien je ne connaissais pas du tout la fasciathérapie! Merci pour cette belle découverte et j’ai hâte d’en découvrir davantage!

    1. Merci beaucoup pour votre commentaire et j’ai moi-même hâte de vous faire découvrir le monde fascinant de la Fasciathérapie et de l’intelligence du corps!

  2. PASCALE HADIDA

    merci pour votre témoignage. La fasciathérapie est d’un grand intérêt et mérite d’être promulguée et que l’on puisse diffuser ses bienfaits. Bravo !!!
    Toutefois en France, j’aimerais attirée votre attention sur la difficulté d’accès à la formation de fasciothérapeute quand on est ni kiné, ni ostéopathe. Probablement, à cause de la diabolisation des thérapies complémentaires.
    Je suis psychomotricienne de formation et j’exerce depuis 2012 comme praticienne en massage-bien-être. J’ai découvert l’univers des Fascias et la fasciathérapie MDB en feuilletant le livre de Christian Courraud, il y a très peu de temps. J’ai été tout de suite séduite par cette approche qui est entrée en résonance avec ma formation de psychomotricienne et mon approche psycho-corporelle sensitive. Malheureusement, J’ai pu contacter que, en dépit du fait que je sois praticienne de Santé, lorsque j’ai voulu me former en tant que fasciothérapeute, en France, je me suis heurtée au fait que n’étant ni kinésithérapeute, ni ostéopathe, je ne pouvais prétendre à la formation réservée à ces praticiens. Je pouvais tout en plus, prétendre à une formation en somato-pédagogie. C’est dommage, qu’en France, on en soit encore à restreindre certaines formations parce que l’on ne rentre pas dans les cases qui justifient l’enseignement d’une pratique.

    1. Bonjour Pascale, je ne peux qu’être d’accord avec vous! On espère tous que cela évoluera dans les années à venir. En fonction d’où vous habitez, vous pouvez envisager de faire votre formation à Lausanne. En Suisse, vous pouvez accéder à la formation en tant que psychomotricienne. La Suisse est réellement plus avancée de ce côté là. Parfois, j’en oublie presque la diabolisation des thérapies complémentaires en France! ( cela m’est arrivé récemment en discutant avec un médecin Français). N’hésitez pas Pascale si vous avez des questions! Un grand merci pour votre commentaire

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